La rente, l'État et la pierre : anatomie de la crise du logement à Genève
Derrière la « pénurie » présentée comme une fatalité démographique se joue un rapport social précis : la captation de la valeur produite par le travail au profit de la propriété foncière. Démonstration en quatre temps, données cantonales à l'appui.
Lire l'analyse →L'article reconstruit la formation de la rente foncière genevoise comme mécanisme de transfert de richesse. À partir des registres fonciers et des données de l'OCSTAT, il établit que la hausse des loyers ne traduit pas une rareté physique du logement mais l'organisation politique de sa rareté. Il en tire les conséquences pour une politique de socialisation du sol.